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Les drapeaux, origines et histoire

Découvrez toute l’histoire des drapeaux.

Découvrez toute l'histoire des drapeaux.

Qu’ils flottent fièrement dans les airs en haut d’imposants mâts, qu’ils soient en berne sur les façades des bâtiments officiels, ou encore qu’ils soient tout simplement accrochés aux fenêtres des habitations, les drapeaux font partie intégrante de notre quotidien. Néanmoins, leurs origines historiques sont bien souvent méconnues du grand public.

Des vexilles aux premiers drapeaux. 

L’histoire des drapeaux remonte très loin, aux premiers temps de l’Homme. En effet, dès la préhistoire, les chefs de certaines tribus utilisaient ce qu’on appelle des vexilles, qui désignaient alors de longs bâtons sur lesquels étaient gravés des emblèmes. Généralement en bois (parfois composés d’autres matières, mais bien plus rarement), ces accessoires étaient alors utilisés comme des signes d’identification de la tribu et de ralliement à cette dernière. 

On retrouve ce concept de vexilles dans de nombreuses civilisations très anciennes, des assyriens aux mongols en passant par les japonais, les aztèques et bien sûr les romains. Dans les armées romaines, l’étendard se nommait d’ailleurs vexillum, terme que l’on retrouve de nos jours dans le mot vexillologie, qui désigne… l’étude des drapeaux et des pavillons !

Néanmoins, c’est en Chine que sont apparus les premiers drapeaux à proprement parler, avec l’invention de la soie, aux alentours des années 1500 avant Jésus-Christ. Alors constitués de tissu, ces drapeaux permettaient principalement de marquer les différences hiérarchiques aux sein de la société chinoise, en utilisant notamment de nombreux symboles traditionnels : faucon, serpent, tortue ou encore dragon. 

Aussi appelés bannières, ces pièces de tissus colorés qui préfiguraient déjà nos drapeaux moderne avaient l’avantage considérable d’être visibles de loin. 

Il faut noter en outre que les drapeaux se distinguaient par des formes variées. Ils étaient le plus souvent carrés ou rectangulaires, mais il existe également une découpe nommée flamulle, ce qui signifie tout simplement que l’un des côtés avait la forme d’une flamme. 

Par la suite, vers la fin du VIIIè siècle, les Vikings firent usage de drapeaux de forme triangulaire dressés sur des mâts à la verticale, puis quelques temps après, dès le début du IXè siècle, le gonfanon fit à son tour son apparition. 

Le gonfanon ou gonfalon (les deux termes peuvent s’utiliser indistinctement) désignait un morceau d’étoffe quadrangulaire, à l’instar de la bannière, qui peut se terminer par des pointes. Il était généralement attaché à la hampe ou au fer d’une lance et pouvait y être enroulé. 

Avec l’utilisation qu’en ont faite les Vikings, le drapeau s’est par la suite progressivement répandu à travers toute l’Europe. 

Massivement utilisés dans le monde médiéval, les drapeaux ont alors évolué peu à peu vers la version moderne que l’on connait actuellement. 

De la chevalerie médiévale aux drapeaux d’aujourd’hui.

Période mythique de l’Histoire, l’époque de la chevalerie fournit un imaginaire tout en faste et en symboles. Parmi ceux-ci, les drapeaux et bannières en tous genres tiennent une place de choix. 

C’est notamment avec l’invention du heaume, le fameux casque servant à protéger la tête des chevaliers, que les drapeaux ont commencé à revêtir une importance considérable dans le monde médiéval. En effet, comme le visage des chevaliers se retrouvait entièrement dissimulé par cette protection, il a bien fallu trouver un moyen de reconnaissance : cette situation est ainsi à l’origine de l’héraldique, qui est la science des blasons et l’études des armoiries, autrement dit les éléments graphiques qui servaient à identifier non seulement les chevaliers mais également des lignées entières ou, par la suite, toute autre collectivité humaine. 

Avec la deuxième croisade (entre 1147 et 1149), quelques règles basiques de l’héraldiques ont été adoptées : un nombre de teintures limitées à cinq couleurs (rouge, bleu, vert, noir et violet) et deux métaux (or et argent), avec l’interdiction de poser métaux sur métaux ou couleurs sur couleurs, ainsi que la limitation à certains symboles, seuls autorisés, comme bien évidemment la croix chrétienne ainsi que des emblèmes traditionnels comme le griffon, le cheval, l’aigle, le lion, la rose ou encore la célèbre fleur de lys.

Si toute cette symbolique a pu se retrouver sur divers supports, notamment les équipement (armes, boucliers, bijoux, etc.), c’est bien au travers des bannières et des drapeaux qu’elle a trouvé sa plus grande utilité, devenant un moyen d’identification efficace et un véritable outil de communication.

En définitive, c’est donc cette science typique du moyen-âge, l’héraldique, qui a permis à cette époque l’apparition d’une multitude de drapeaux individuels ! 

À noter que l’on peut également recenser des représentations de drapeaux sur les premières cartes maritimes. Appelés portulans, ces documents étaient de véritables outils de navigation qui représentaient tous les éléments indispensable au repérage en mer avec les lignes de côtes, les ports, les fleuves ou les chaînes de montagne. 

Et bien entendu, des représentations d’armoiries et de drapeaux, fournissant ainsi des renseignement indispensables quant aux pouvoirs navals et commerciaux en place sur les territoires étudiés. Ces cartes, relativement complexe à décrypter pour notre époque, nous ont toutefois permis d’en apprendre beaucoup sur les drapeaux utilisés entre le XIVè et le XVIè siècle.

C’est seulement à la fin du XVIè siècle que l’usage des bannières avec des armoiries commence à être abandonné (hormis dans le cas de certains pays, comme par exemple la Grande-Bretagne). 

Aussi, le premier véritable drapeau moderne, c’est à dire tel qu’on les connait aujourd’hui, est le Prinsenvlag hollandais (qui signifie drapeau du Prince), caractérisé par ses rayures colorées orange, blanche et bleue, disposées à l’horizontale. 

Ces évolutions ont été suivies par les drapeaux hérités des révolutions américaines et françaises, cette dernière traduisant bien le fait que c’est la fin du système monarchique qui a entraîné l’abandon de l’ancien système, hérité de l’héraldique médiéval. 

C’est alors vers la fin du XVIIIè siècle que la plupart des pays ont commencé à se créer leur propre drapeau, la plupart du temps avec un système de couleurs porteur d’un message, avec une signification politique et idéologique. 

Généralement, le drapeau d’un pays est censé représenter des éléments historiques important, caractéristique de son identité. C’est notamment le cas avec les trois couleurs du drapeau français, associant la couleur royale (le blanc) avec les couleurs de Paris (le bleu et le rouge). Mais il peut aussi renvoyer aux religions des populations, comme l’illustrent les drapeaux ornés de croix dans certains pays européens, d’un croissant pour les pays à majorité musulmane ou encore d’une étoile de David pour le drapeau d’Israël. 

Enfin, d’autres drapeaux mettent en avant des éléments culturels en ayant conservé une traces du passé avec la présence d’armoiries ou de signes typiques de de leur histoire passée (les drapeaux espagnols, portugais ou polonais par exemple). 

L’étendard national, en plus d’être un emblème, fait donc partie intégrante de la culture d’un pays et s’attache à l’illustrer. 

Ainsi, de la préhistoire à nos jours, l’histoire du drapeau montre que cet accessoire a finalement toujours gardé ses fonctions initiales de représentation symbolique et d’unification sociale, quelques soient sa forme, sa taille et le message qu’il a pu porter selon les époques. 

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